31 octobre 2006

La Transformation De l’Occupation Humaine.

Exposé analytique
sur la conjecture socio-économique contemporaine.

- Premier volet: le travail.

L’augmentation du nombre de gens sans emploi stable et la persistance de cette situation constituent, depuis une trentaine d’années, une tendance lourde dans la société post-industrielle. La réorientation de l’occupation humaine que cela occasionne, provoquée par l’informatisation, entraîne une ambiguïté autour du mot travail. Il faut donc premièrement dégager les deux concepts totalement différents qu’il incarne.
D’une part on parle d’un labeur répétitif, une corvée astreignante, non-valorisante, dont le seul intérêt consiste en un chèque de paye. C’est "l’ouvrage salarié". D’un autre côté il est question d’un exercice valorisant, intéressant, permettant d’utiliser ses habiletés et qui donne le sentiment de contribuer véritablement à la société ainsi qu’à son propre épanouissement. C’est "l’occupation volontaire". Il est primordial de saisir parfaitement la nuance. À titre d’exemple, les ouvriers d’une usine ou les secrétaires de bureau exécutent de l’ouvrage salarié, un labeur répétitif non-valorisant tendis que les enseignants, les aidants naturels ou les organismes sociaux accomplissent une activité volontaire, une occupation valorisante et enrichissante. Dorénavant, il n’est plus possible d’utiliser le mot "travail" sans susciter la confusion qui résulte de ces deux notions opposées. Nous parlerons plutôt de l’ouvrage salarié et de l’occupation volontaire pour bien marquer les notions de référence. Ce n’est pas le labeur en tant que tel qui est source de valorisation et d’épanouissement personnel, c’est le volontariat. C’est l’occupation volontaire à quelque chose d’agréable et de constructif qui permet aux êtres humains de se réaliser pleinement. Ceux qui avaient le choix, les gens aisés, arrivaient à salarier une activité volontaire alors que le prolétariat était soumis à l’ouvrage salarié. Jusqu’à maintenant, l’ouvrage salarié produisait les biens et services desquels les entreprises tirent leur bénéfice. Désormais, l’informatisation remplace l’ouvrage salarié. Cela entraîne la réduction considérable des dépenses et l’augmentation de la production. Ce phénomène provoque une hausse substantielle des profits chez les entreprises.
Dans l’histoire, l’automatisation du métier à tisser (de Jacquard, 1752-1834) provoquait un bouleversement extraordinaire dans le monde du tissage. Le métier à tisser manuel fut rapidement évincé du milieu industriel puis relégué à l’artisanat. Plus près de nous, souvenez-vous des départements entiers remplis de femmes affairées à la dactylographie des documents. L’avènement de la photocopieuse à fait disparaître toutes ces tâches et apporté une réorganisation du bureau.
L’ouvrage salarié est directement rattaché au marché économique (la consommation) tendis que l’activité volontaire est axée sur les services aux humains, reliée à l’entretien et à l’amélioration des institutions et des infrastructures qui composent la société (les services sociaux, dans un sens large). C’est simple: l’ouvrage salarié est constitué par l’ensemble des tâches informatisables, l’activité volontaire représente l’ensemble des tâches non-informatisables.
Une fois cette distinction fondamentale établie, il est possible d’analyser clairement le phénomène qui se développe. Depuis les années ’80 les mises à pied se multiplient alors que les capitaux croissent. C’est ainsi qu’on assiste à la disparition graduelle de l’ouvrage salarié, de toute besogne informatisable. Le monde du travail (dans le sens d’occupation humaine) connaît actuellement une révolution majeure. Ce n’est pas qu’un pourcentage de la population soit paresseux. Dans les faits, il est victime de l’informatisation. Progressivement, à l’échelle planétaire " la production sera obtenue avec si peu de travail humain que celui-ci sera marginal. ". Les machines informatiques assureront la fourniture des biens et denrées requis par l'humanité. Ce n’est pourtant pas compliqué. La consommation installe une croissance économique. La main d’œuvre abondante apporte l’industrialisation. L’industrialisation débouche sur l’automatisation. L’informatisation libère la main d’œuvre et amplifie les gains en capitaux des affairistes. La masse salariale est en train de se réduire considérablement jusqu’à n’être formée que par des emplois reliés aux services humanitaires, techniques et artisans. C’est une tendance incontournable. En ce moment nous nous trouvons entre deux systèmes. L’ouvrage salarié disparaît progressivement. C’est une évolution parce que la main d’œuvre ainsi libérée s’oriente graduellement vers des occupations reliées au maintien et à l’amélioration des conditions de vie (organismes sociaux, entraide, friperie, comptoir alimentaire, recyclage, aidants, garderies, accompagnateurs, etc.).
Au début des années ’80, le processus d’informatisation, la robotisation, fut ralenti en raison de la crainte des syndicats devant l’absence d’alternative face à la disparition du "travail". Cependant, le développement de l’automatisation était irrémédiablement engagé. La problématique actuelle concernant un "désœuvrement" apparent chez la masse des non-salariés provient du fait que ces gens ne disposent pas de moyen financier leur permettant de remplir une occupation volontaire enrichissante (au bénéfice de la société). [Dans ce texte, l’expression "non-salariés" défini l’ensemble qui regroupe tous les gens dont le revenu provient d’une allocation de l’État : Rente d’invalidité, Pension de vieillesse, Allocation aux artistes, Assurance chômage, Aide sociale.] La maigre allocation qu’ils reçoivent de l’État n’arrive même pas à défrayer leur coût de la vie. La masse non-salariée se voie contrainte à restreindre ses activités et ses dépenses à tel point qu’elle se trouve condamnée à l’inactivité pour maximiser le moindre dollar en fonction des besoins élémentaires. Il s’ensuit des corollaires déplorables dans une société moderne. Malnutrition, dénuement, déscolarisation, dégradation de la santé, alcoolisme, toxicomanie, taxage, prostitution, criminalité. Une situation de pauvreté inacceptable au sein d’une société produisant pourtant une richesse économique considérable. Les non-salariés ne sont pas responsables de leur situation. Celle-ci ne relève pas d’un libre choix. Elle est la conséquence directe de l’évolution technologique qui résulte de l’avancement des connaissances. L’informatisation (automatisation) est la résultante inhérente à l’industrialisation. C’est un moyen formidable qui porte en gestation une évolution aussi marquante que fut l’invention de la métallurgie qui a provoqué la fin de l’ère néolithique (Période de Hallstatt, âge du fer, [paléontologie]). Il devient impératif que les gouvernants reconnaissent le phénomène et subviennent promptement à la réorientation des activités humaines vers les "services humanitaires". Ce transfert des activités humaines, de l’ouvrage salarié à l’occupation volontaire reliée au maintien et à l’amélioration des conditions de vie, requiert l’établissement du revenu de citoyenneté. À la fois pour dégager l’État d’un rôle d’employeur qu’il n’a pas à jouer, pour maintenir et entretenir les structures sociales nécessaires à la population et pour permettre à la masse non-salariée croissante de remplir les fonctions essentielles dans la société tout en lui assurant une subsistance adéquate.
Soutenir et améliorer les acquis sociaux par l’installation du revenu de citoyenneté, c’est maintenir la communauté vivante, intéressée, disposée, impliquée. C’est favoriser le sentiment de contribution personnelle à l’édification de sa société. C’est permettre aux gens de jouir du fait d’être vivant et de pouvoir mettre en œuvre ses habiletés au bénéfice de la collectivité.
- Deuxième volet: le détournement des capitaux.
Alors que les consommateurs produisent 2/3 de l’économie, les véritables gains en capitaux sont réalisés uniquement par les fonds d’intérêt (banques, assureurs, etc.), la spéculation (investisseurs) et les propriétaires d’entreprises. Parce que ce ne sont pas les prolétaires qui retirent des capitaux de la circulation. Selon les économistes "les pauvres ont une propension à dépenser "( ! ). "Celui qui manque de tout, dès qu’il frappe une piastre, il va la dépenser… pas celui qui possède trois automobiles!". En 1996, ATT (géant américain de la téléphonie) procédait à 40 000 licenciements. Son PDG, Robert Allen, empochait un salaire de 16.2 millions. Alcatel, jouissant d’un bénéfice annuel de 15 milliards, congédiait pourtant 12 000 employés. Suissair réduisait son personnel de 1800 personnes réalisant une économie de 500 millions de francs. Proctor & Gamble, avec un bénéfice annuel de 3.78 milliards coupait 15 000 postes. Les petits et moyens salariés peuvent toujours courir, la tendance ne manquera pas de les rejoindre. Selon Monsieur Parizau, en 1999 l’impôt reporté s’élevait à 11 milliards pour 20 compagnies au Québec. 21 milliards pour 20 compagnies au Canada. Ce sont toutes les compagnies les plus riches (voir Léo-Paul Lauzon).
Les petits et moyens salariés s’enflamment indûment contre le nombre croissant de non-salariés et des services sociaux (voirie, santé, éducation, garderies, etc.) dont ils estiment faire les frais. Dans les faits, la responsabilité échoit à l’informatisation ayant favorisé l’augmentation du bénéfice des entreprises découlant de la maximisation de leur rentabilité. Or, le régime des subventions aux entreprises et des programmes d’évasion fiscale revient à frauder les communautés. Les restrictions budgétaires et la réduction des services qui en découlent provoquent la décrépitude des institutions et des infrastructures de la société humaine. Puisque mathématiquement l’impôt prélevé sur les petits et moyens salariés n’arrivera jamais à défrayer les coûts, l’évasion fiscale des sociétés d’affaires devient du vol pur et simple. Les communautés doivent faire pression sur les gouvernants et réclamer la récupération des recettes fiscales provenant des fonds d’intérêt, de la spéculation et des propriétaires d’entreprises.
D’un côté les gains croissants résultant de l’informatisation et de la spéculation génèrent des recettes fiscales considérables tendis que l’entretien et l’opération des infrastructures et des institutions sociales requiert l’injection de sommes importantes. Malgré les apparences, ces deux intérêts divergeant ne sont pas opposés. L’un n’empêche pas l’autre, au contraire. Il est simplement nécessaire de mettre un terme définitif à la fuite fiscale commise par les entreprises au détriment de la communauté. Les machines informatiques permettent la réorientation des activités populaires vers les occupations actuellement bénévoles et les services sociaux. Ce ne sont pas les taxes et l’impôt des petits et moyens salariés appelés à disparaître, qui n’arrivent pas à défrayer le coût des programmes sociaux. C’est l’hémorragie fiscale pratiquée par les entreprises qui entraîne les restrictions budgétaires et les coupures de service. Elles ponctionnent des sommes énormes de la communauté la privant de ses ressources vitales.
Étant donné que les détenteurs de fonds d’intérêt, les spéculateurs et les propriétaires d’entreprises gagnent largement de l’informatisation par l’augmentation colossale de leurs bénéfices, il est naturel de récupérer les recettes fiscales sur les capitaux énormes qu’ils prélèvent dans la communauté. Au lieu de "courir au devant des entreprises à la manière de M. Landry pour offrir 360 millions de dollars à General Motors qui venait de faire 600 millions de profit au cours du trimestre précédant" il faut suivre l’exemple de M. Roosevelt qui "a sorti le peuple de la crise en mettant de l’argent dans la poche des gens. C’est ce qui a relancé la consommation".
Les gens libérés de l’ouvrage salarié se réorientent vers une activité volontaire. Le revenu de citoyenneté vient répondre à cette tendance inévitable. Conjointement, la notion de plafond salarial qui est apparue récemment dans le domaine du hockey professionnel est en train de faire son chemin chez la population et dans les sphères où gravitent des rémunérations astronomiques. Sans égard au statut de la personne, il est certainement raisonnable de concevoir qu’un salaire de un million de dollars chaque année soit amplement suffisant pour un individu. Déclarer qu’à partir de ce moment l’accumulation de sommes additionnelles devient outrancière ne constitue pas une hyperbole. Le fait que ces privilégiés du système, les particuliers et les organismes d’affaires, n’affectent pas un sous de leur fortune démesurée à l’entretien des institutions et des infrastructures sociales qui charpentent la communauté qu’ils évident ajoute l’odieux à l’insulte. Nettement, la disproportion atteint une amplitude qui dépasse l’inacceptable.
-Troisième volet: coaliser les antipodes.
Historiquement, c’est la masse des paysans, des agriculteurs, des ouvriers d’antan et leur femme qui ont accompli par leur labeur et payé par leurs taxes l’édification de la société actuelle et ses infrastructures. À présent, il revient aux générations actuelles et suivantes de maintenir et d’entretenir ce qu’ils ont construit. Considérant que les contemporains descendent de ceux qui ont contribué directement par leur travail acharné depuis plusieurs millénaires à l’établissement de cette situation, le seul fait d’appartenir à cette civilisation - puisqu’ils en sont issus - justifie leur droit au revenu de base élémentaire devant leur permettre d’accéder aux opportunités que le niveau de richesse global de leur civilisation place sur la table. Le revenu de citoyenneté constitue un droit de filiation parfaitement légitime. Une dotation de base (rente hebdomadaire ou mensuelle) élémentaire et universelle. Ce montant est, bien entendu, déductible d’éventuels honoraires que la personne recevrait pour une embauche qui deviendra temporaire par définition.
Nous pouvons concevoir que les détenteurs de fonds d’intérêts, les spéculateurs et les propriétaires d’entreprises considèrent l’accumulation de capitaux comme la seule activité leur procurant satisfaction. En contrepartie, il faut reconnaître que pour la grande majorité de la population l’édification de la société et le maintien d’une qualité de vie constituent des responsabilités beaucoup plus enrichissantes. Puisque les parias mondains orientent leur attention vers les gains croissants, la population doit elle-même veiller à l’entretien de la société, préserver ses infrastructures et parfaire ses institutions.
Le principe du revenu de citoyenneté n’a rien à voir avec le luxe déplaisant que les parias mondains élèvent autour d’eux. À quelles occupations seront prochainement affectées les générations qui sortent des institutions d’enseignements? Nous nous trouverons sous peu avec des professionnels de la santé au chômage, des ingénieurs à faire de la sollicitation par téléphone, des enseignantes à faire tourner des manèges pour combler leur aide sociale, des électriciens et des plombiers sur des programmes de réinsertion sociale, des menuisiers balayeurs de rue, des jeunes désemparés suicidaires et des gangs étendant la criminalité.
Les programmes d’évasion fiscale et l’option d’impôts reportés d’année en année revient à détrousser la communauté de sa richesse collective puisque celle-ci y est prélevée rondement par la consommation. L’argent alloué au peuple, la ré-injection de fonds dans les collectivités par le revenu de citoyenneté stimule le commerce et par le fait même l’économie donc le gain en capital des entreprises.
Ce que nos gouvernants nomme "économie sociale" n’en est pas une parce que les services humanitaires en question s’adressent à des gens qui ne disposent pas, présentement, des capitaux leur permettant d’assumer les coûts substantiels des mêmes services offerts sur le marché. Il s’agit plutôt d’un nouveau système qui s’installe, certes en parallèle mais pour un certain temps seulement. La qualité des services humanitaires n’a aucune raison d’être moindre que ceux qui sont offerts sur le marché puisque l’État approvisionne les infrastructures et le revenu de citoyenneté vient garantir leur opération. L’objectif n’est donc pas le profit mais l’occupation.
Ce n’est pourtant pas compliqué. La consommation installe une croissance économique. La main d’œuvre abondante apporte l’industrialisation. L’industrialisation débouche sur l’automatisation. L’informatisation libère la main d’œuvre et amplifie les gains en capitaux des affairistes. La main d’œuvre se réoriente vers l’entretien et l’amélioration des institutions et des infrastructures de la société. Les gains financiers volumineux fournissent des recettes fiscales abondantes. Le retour à l’État de celles-ci permet l’établissement du revenu de citoyenneté. Le revenu de citoyenneté favorise et maintien la consommation. La boucle est bouclée: les affairistes continuent à engranger des capitaux tendis que les gens retrouvent leur liberté. Tout le monde y gagne. La qualité de vie s’améliore définitivement et l’humanité pourra aborder d’autres avenues d’évolution.
On allègue en rhétorique que cette perspective incite les entreprises à fuir vers les régions en voie de développement, vers les pays se trouvant au stade pré-syndical. Concrètement, l’option est valide uniquement pour quelques manufactures et certaines industries. Avec le temps et suivant notre exemple leurs masses salariées ne manqueront pas de mettre en place les organismes et les infrastructures qui les mèneront au même point. C’est notre mode de vie que ces gens contemplent. Ils veulent accéder eux aussi aux facilités d’une société développée. Ils désirent le confort dont nous jouissons. Selon toutes probabilités, en moins d’un siècle ils édifieront à leur tour des institutions et des infrastructures modernes. Au reste, la construction, l’alimentation, le transport, l’éducation, la santé, les médias, la sécurité, l’énergie, les domaines informatiques, la conception et l’innovation technique sont des services qui ne peuvent être réalisés ailleurs. Les entreprises œuvrant dans le secteur des hautes technologies ont besoin d’une expertise de calibre. Bien qu’en matière d’intendance la gestion et l’administration disposent d’outils informatiques admirables et fiables, la responsabilité ne peut être imputable qu’à des humains qualifiés. En conséquence, la sphère décisionnelle échoira toujours à des humains.
Il faut rendre justice à nos prédécesseurs, les paysans, les agriculteurs, les ouvriers et les femmes qui ont édifié la société dont la responsabilité nous revient à présent. Que leur vie épuisante de sacrifices laborieux n’eut point été en vain! Les humains sont des êtres sociaux. L’épanouissement individuel passe par la collectivité. Nous sommes nés pour le bonheur certes mais en société, non en retrait.

- Conclusion et ouverture.
Guerres, racisme, intolérance, déséquilibre entre richesse et pauvreté, peur de l’engagement et famille éclatée, sida, solitude, égoïsme. L’économie présente au monde un lourd et tragique constat d’impuissance et d’échec. "L’erreur fondamentale de l’économisme est de réduire les activités humaines à la production et à la consommation.". L’économie est une simple machine à produire des biens sans autre finalité que plus de biens encore. Le consumérisme effréné est devenu l’idéal ultime d’une civilisation produisant gaspillage et pollution. Ce système voue les gens à une existence médiocre partagée entre labeur et récupération physiologique, hantée par la rareté et la pénurie. Au lieu de nous soustraire au besoin il nous y enfonce.
Nous devons réaliser qu’il y a une vie en dehors de la rumination financière, en dehors de la course aux acquisitions. Il existe d’autres valeurs qu’un spacieux condo huppé, que des automobiles luxueuses, que des soirées de foire érotique, que des comptes en banque sans cesse grandissants. L’univers n’a pas conçu la vie humaine pour en faire un esclave assoiffé de camelote accumulée dans les vitrines. L’humain n’est pas destiné à "vivre dans un milieu où l’eau est polluée, l’air irrespirable, la nature saccagée, où les derniers-nés maudissent leurs géniteurs de leur avoir légué un tel héritage empoisonné". Il est impératif de repenser la validité d’un mode de vie dont l’expansion à la planète entière constituerait une catastrophe climatique et écologique tout à fait similaire à l’écrasement de l’astéroïde qui provoqua la disparition des dinosaures. La sauvegarde de ce qui existe, le respect pour chaque créature, pour chaque écosystème, l’intérêt pour la musique, l’art, l’artisanat, l’entraide. Les conversations intellectuelles ou la pratique d’un sport sain. Une balade en famille dans la forêt, jouer avec ses enfants, s’éduquer auprès de nos grands-parents. Écouter les oiseaux, humer le parfum des fleurs, aimer vivre et inventer ses lendemains.
Il faut désormais considérer, admettre puis adresser le transfert de l’exercice humain vers une occupation volontaire valorisante et enrichissante, découlant de la disparition de l’ouvrage salarié, rendu possible grâce à l’informatisation. Le revenu de citoyenneté, une rente de base élémentaire et universelle, revêt maintenant une signification claire. Voilà à quel point l’informatisation bouleverse la notion du "travail" en guise de contribution majeure à notre civilisation.
Le Québec n’est-il pas distinct? La Nation québécoise n’est-elle pas historiquement formée d’un peuple d’explorateurs et de pionniers? N’est ce pas nos ancêtres qui ont ouvert l’Amérique? Si la petite province de la Saskatchewan, avant d’être imitée par les autres, a été capable de bâtir l’assurance hospitalisation (Assurance Maladie) contre toutes les compagnies d’assurance du continent, contre toutes les compagnies de produits pharmaceutiques du continent, contre tous les collèges de médecins d’Amérique du nord y compris celui du Québec, nous sommes capables d’installer le revenu de citoyenneté. Voilà un pas concret vers une répartition équitable des richesses en fonction de l’amélioration des conditions de vie.
Le transfert des activités humaines vers une occupation dont le mobile n’est pas rattaché au marché mais relié à l’entretien et à l’opération des institutions et des infrastructures sociales est une évolution incontournable vers laquelle sont appelées les diverses sociétés qui forment notre civilisation. C’est une révolution riche de promesses. Nous devrions nous en réjouir mais, prisonniers de nos habitudes de penser, nous avons tendance à reculer devant les transformations qui se profilent pour un avenir proche. Les non-salariés ont leur place dans la société. Ce sont eux qui produisent les arts, la musique, la littérature. Ce sont elles qui s’occupent des autres, qui élèvent les enfants, qui accompagnent les anciens et réconfortent les mourants. Ce sont les artisans qui humanisent la société beaucoup plus que ces "nobles" ou ces "bourgeois", privilégiés repus satisfaits d’êtres entretenus par la consommation et qui n’apportent absolument rien à la société. Ne sont-ils pas ceux qui représentent une charge dont nous tous, le peuple, devons assumer le fardeau depuis des générations?
Honnêtement, qui sont-ils les véritables assistés sociaux?

datajy@hotmail.com
DataJY
2000

La Frontière Évolutive De l’Intégration Écologique.


Nous jouissons aujourd’hui d’une faculté d’analyse puissante qui nous permet d’entrevoir certaines présomptions avec un entendement qui découle de la compréhension écologique moderne. Debout sur la Lune, en regardant la Terre, on ne peut faire autrement que voir les choses dans une perspective d’ensemble et d’un point de vue jusque là inédit. Notre civilisation présente deux plages de réalité interdépendantes. L’économie, moteur des activités et l’évolution humaine, la résultante de ces activités.
Pour adresser consciencieusement la problématique actuelle concernant notre civilisation, en matière d’intégration, il est indispensable de traiter certaines questions sous-jacentes mais néanmoins fondamentales. Il y a que les composants de l’univers ne fonctionnent pas en circuit fermé. Il s’agit d’un vaste système dont l’entropie apparente nourrit l’ordre. Certaines réalités que nous abhorrons toujours devoir considérer même aujourd’hui, constituent cependant une toile de fond, un filigrane omniprésent, derrière le phénomène de l’évolution chez les Humanoïdes. Par souci de clarté, ce texte résume l’ensemble de la situation en fonction d’un continuum cosmique.

Première partie: La résultante d’un système délétère.
(Le cycle de la Phase Antinomique)
Le Régime qui prévaut sur la Terre, le système de consommation de masse, est un parasite qui subsiste au dépend de son hôte. Certaines de ses fonctions sont neutralisées alors que d’autres sont détournées au service de l’occupant. Les technologies avancées, qui correspondent à l’intégration de l’exercice du Savoir à l’écosystème, ne trouvent pas d’application. Une rétention technologique et intellectuelle s’installe. Ce faisant, le Régime parasitaire paralyse l’évolution normale de l’humanité freinant son développement conforme, par rapport au sens du macrocosme. Il en résulte une situation stagnante en matière de progression évolutive.
Le fonctionnement de ce Régime produit de façon croissante une imposante variété de maux, sur une échelle globale:
- Parallèlement à l’augmentation du dénuement des masses en matière de besoins élémentaires, l’impact social suscite des comportements déviants chez les populations tendis que l’impact psychologique sur les individus amène une régression intellectuelle [Voir autre texte de l’auteur: " La régression socio-intellectuelle des champs d’expression. ]

- Le milieu hôte subit deux assauts sévères. La nécessité du prélèvement intempérant occasionne un déséquilibre chimique qui se répercute sur la physique au sein de la dynamique écologique. Jumelée à l’impact de la contamination générale, cette agression provoque une modification majeure du système écologique. En réaction, cela constitue une adaptation temporaire de la part de l’écosystème en guise de parade à moyen terme (à l’échelle géodynamique).
Puisque la rétention technologique empêche de mettre en œuvre des méthodologies avancées et freine l’efficacité technologique, les corollaires derrière le fonctionnement du Régime ne peuvent être adressés adéquatement. L’impact écologique qui accélère la raréfaction des ressources mène inévitablement à l’épuisement intégral. Actuellement, il est question d’une soixantaine d’années, peut être quatre-vingt, certainement pas plus d’un siècle pour atteindre la phase réactive: Une crise écologique majeure (Au niveau social, celle-ci sera jumelée à une rébellion tenace, à l’égard des conditions de dénuement inacceptables, se traduisant déjà par l’expansion du " terrorisme ").
Lorsqu’il rencontre cette situation, normalement, le parasite doit changer d’hôte afin de persister ailleurs alors que ce dernier agonise. Pour le Régime délétère qui s’exerce sur la Terre, la solution consisterait à s’exiler sur une planète vierge. Toutefois, la rétention technologique qu’il a installé l’aura empêchée d’accéder au développement technologique et intellectuel, en matière de méthodologie et d’efficacité, qui lui permettrait de s'expatrier. C’est le nœud gordien vers lequel se dirige inexorablement notre civilisation. Une circonstance déterminante. La perspective sera non-équivoque. Si les terriens n’entreprennent pas une réorientation majeure des assises du Régime, leur civilisation s’éteindra par asphyxie après avoir spolié la Terre. Ce Régime ne peut pas persister au-delà de cette frontière. Il n’existe pas d’alternative. Le navire est lancé et la timonerie est occupée. Cette Crise Écologique imminente sera positive dans la mesure où elle conditionnera la réassignation des fonctions humaines vers l’application de méthodologies et de technologies avancées, forcément de nature humanitaire, afin de procéder adéquatement à l’assainissement intégral de l’écosystème. Il faut s’affairer aujourd’hui à identifier et préparer les composantes sur lesquelles asseoir la réorientation du Régime, une fois la Crise Écologique traversée.
Deuxième partie: La perspective de l’intégration.
(Le dégagement par l’intégration)
Cette dynamique ordinaire en matière de progression évolutive, c’est-à-dire le cycle de non-intégration à l’écosystème planétaire (Régime délétère / rétention technologique et intellectuelle / crise écologique majeure / nœud gordien / isolement), met en lumière un principe qui se révèle fondamental.
- Une civilisation qui ne s’intègre pas à l’écosystème planétaire local n’accède pas aux moyens de franchir son système solaire, en raison du retard évolutif dont elle s’afflige durant la Phase Antinomique qu’elle connaît.
Cette notion s’intègre parfaitement au sens du macrocosme prévenant ainsi l’épidémie d’une expansion de la contamination entre les systèmes solaires. Au pire, les Humanoïdes forcenés s’éliminent par eux-mêmes. Il s’agit d’un système de régulation naturelle par lequel l’univers préserve son intégrité. La progression d’une civilisation vers une interaction avancée, c’est-à-dire avec l’extérieur du système solaire, dépend ainsi de son habileté à franchir la Phase Antinomique. Le cas échéant, elle accédera à des perspectives éminentes et considérablement élargies.
Par conséquent, et parallèlement, il est parfaitement légitime de considérer que les Étrangers qui accèdent sans que nous l’acquiescions à l’atmosphère de la Terre ne présentent absolument aucune menace humanitaire. Envisager le contraire n’est pas cohérent, puisqu’ils ont franchi de facto la Phase Antinomique que leur civilisation aurait rencontrée. C’est, par contre, sur l’emprise d’un Régime délétère que leur présence fait planer un certain péril, en terme d’émancipation intellectuelle.
Conclusion: L’interaction au sein de la diversité.
Cette analyse logique nous permet de saisir a posteriori que l’intégration à l’écosystème local est une étape décisive incontournable dans l’histoire du développement d’une civilisation.
- Considérant le continuum cosmique, en fonction de la diversité intrinsèque à la dynamique du macrocosme, il est essentiel de percevoir que la contribution réelle des civilisations, à l’échelle intercosmiques, n’apparaît pas tant dans l’efficacité de leur technologie mais par les différences fondamentales qu’elles affichent entre elles. C’est la contribution indispensable que cette différence apporte.
- La coexistence de ces diversités, d’abord sur la Terre mais jusqu’à l’échelle galactique et même au-delà, conditionne le développement de la progression évolutive parce qu’elle stimule la collaboration. Chaque civilisation possède sa propre personnalité. Sur le plan intercosmique, elles sont extrêmement spécialisées mais fonctionnent néanmoins au sein d’une unité puisqu’elles sont en relation permanente. C’est le mobile de l’intégration, l’intégration élargie si on veut.
- Le perfectionnement de l’efficacité technologique quant à lui, qui découle de l’avancement des connaissances (correctement orientées), fournit l’instrument de cette progression évolutive qui se répercute sur une foule de domaines en produisant des corollaires salutaires.

Au-delà de l’exercice d’une influence morale vers le changement, en toute logique il arrive rarement qu’une civilisation intercosmique s’implique pour aider les gens d’une planète à résoudre leurs difficultés. Placer un espoir dans cette perspective serait complètement futile et déraisonnable. Parce que l’atteinte de cet objectif, l’intégration écologique locale, est fonction de la nature des Humanoïdes en question. Leur nature fondamentale constitue le facteur de la diversité qu’ils représentent et qu’ils seront en mesure de fournir, au-delà de la Phase Antinomique. Une aide extérieure viendrait compromettre soit cette diversité, soit la progression évolutive au sein du voisinage. Dans le premier cas, les valeurs fondamentales naturelles des gens seraient dénaturées par l’adoption de principes étrangers. Dans le deuxième cas, la propagation d’une méthodologie déficiente au sein de la constellation serait néfaste pour le milieu et pour l’ensemble des Humanoïdes. L’élimination naturelle d’une société d’Humanoïdes forcenés présente une triste fatalité. Cependant, c’est la méthode d’assainissement naturelle de l’univers. Qu’il s’agisse d’une ethnie Humanoïde, d’un genre animal ou d’une espèce végétale, le système naturel se maintien en favorisant l’interaction harmonieuse des éléments. L’inverse est la conséquence d’une incapacité à maîtriser le facteur environnemental. Une inadaptation inéluctable. L’incapacité de l’espèce à s’adapter ou à réagir de façon appropriée à la modification des conditions du milieu. La cause est une spécialisation élevée devenue trop restrictive ou, dans le cas des Humanoïdes, une impropriété du néocortex.

Solutionner le dilemme écologique, que présente la Phase Antinomique, auquel fait face notre civilisation exige beaucoup plus que de la détermination. Il s’agit d’une véritable vocation à laquelle l’ensemble des communautés ne peut s’astreindre en dehors d’une conscience collective fraternelle qui se manifeste d’abord par le respect envers toutes formes de vie.
Dans ce contexte, la persistance et la perspective de l’interaction avancée qui en découle est le mérite de l’intégration environnementale intégrale d’une civilisation. Nous devons désormais nous affairer à solutionner le dilemme écologique que rencontre graduellement notre civilisation, pour que nos enfants puissent accéder à la perspective salutaire ultérieure.


datajy@hotmail.com
DataJY
2006

18 octobre 2006

La Régression Socio-intellectuelle Des Champs d’Expression.


Le phénomène de la régression intellectuelle et comportementale
chez les générations montantes (2006).
La conception métaphysique des choses dans l’univers et dans la société procède d’un raisonnement personnel et ne regarde que l’individu dans sa réalité. Il importe, toutefois, de saisir que nos actions et le comportement que nous conduisons composent l’attitude de la communauté. Le fonctionnement des collectivités sculpte les sociétés qui façonnent à leur tour la civilisation d’une planète. Il faut donc reconnaître que, dans une certaine mesure par rapport aux caractéristiques innées (génétiques), le milieu forme et prépare l’attitude et le comportement de la génération qui suit. Il serait certainement clairvoyant de gérer l’expression des communautés d’un niveau à l’autre parce qu’une orientation globale, bien que large, définit et maintien le projet d’une société. La planification, sous forme de lignes directrices souples, jamais coercitives mais fermes, canalise la progression en conjuguant la multitude de caractéristiques qui cherchent à s’affirmer de génération en génération. Il ne s’agit pas de contrôler mais d’encourager l’expression individuelle vers une orientation spécifique qui soit conforme à la démarche globale qu’on élabore, sans toutefois limiter les avenues.
Description.
La situation socio-intellectuelle actuelle chez les masses incite au questionnement en matière de progression du niveau qualitatif qui s’exprime dans la société. Dans certains champs d’expression, on dénote de facto une diminution ostensible de la qualité intellectuelle.
Il est nécessaire ici de définir un point de repère pour mesurer l’évolution.
En guise d’exemple préliminaire, considérons l’évolution qualitative de la peinture par rapport à l’émergence de la photographie. À partir du 14è siècle, les artistes peintres sortent progressivement du lot des artisans. Alors que les artisans exécutaient des décorations murales, le plus souvent pour les églises et les lieux publics, les artistes peintres arrivent à créer des paysages, des mises en scène dramatiques et font graduellement naître le débuts de la perspective. Au cours des 15è et 16è siècles, l’art des artistes peintres atteint des sommets de qualité en matière de détails, de couleurs et dans la fidélité de la reproduction jusqu’à produire des chefs d’œuvres exceptionnels. À partir de 1816, l’arrivé de la photographie provoque le déclin qualitatif en peinture. Dès 1840, l’émergence du style " impressionniste " oblitère définitivement la qualité de reproduction manuelle. Celle-ci devient une pâle copie de l’imagerie désormais mécanisée.

Nous pouvons définir le degré de qualité par le niveau de recherche en matière de détails et de nuances dont la subtilité fait naître l’émoi, une certaine émotion intellectuelle satisfaisante. Nous disposons maintenant d’un critère significatif permettant de mesurer qualitativement la valeur des champs d’expressions.
À l’aube du 21è siècle (1980-2000), de façon générale la musique, les arts, l’humour, la littérature, les films et les diffusions télévisuelles, l’information, l’éducation des enfants et l’enseignement ainsi que le genre d’activité socio-récréatives en vogue chez les enfants, les adolescents et les adultes sont caractérisés par une dégradation qualitative. Conformément aux critères que nous avons identifiés ci-haut, durant les vingt cinq dernières années on perçoit dans ces champs d’expression une régression dans le niveau de recherche en matière de détails subtils.
Parallèlement, on constate dans la société une augmentation généralisée des caractères de délinquance. La criminalité de rue. L’alcoolisme, l’usage des drogues dures et la déresponsabilisation individuelle. La violence conjugale (morale, verbale et physique) ainsi que les abus physique et sexuels jusqu’aux perversions telles que pédophilie et inceste.
Causes.
Sans traiter le sujet de façon péjorative, on observe que la reproduction quantitative se démarque en augmentant respectivement chez les masses populaires au niveau des classes moyenne, moyenne basse et ouvrière. Particulièrement au sein du prolétariat, c’est à dire chez les masses exerçant un métier manuel et ne disposant pour vivre que d’une rémunération ou d’une allocation insuffisante, la reproduction se réalise beaucoup plus par coïncidence que par intention délibérée. Sans vouloir porter aucune accusation que ce soit, le fait est que les femmes fécondent à partir d’individus masculins, sinon en déficit intellectuel, sensiblement peu éduqués et peu instruits voir même délinquants.
De fait, il s’ensuit des générations plus démunies intellectuellement à mesure que ces dernières perpétuent la reproduction à partir de ces mêmes individus masculins moins doués, dissolus, voir faisandés.
Puisque la situation parentale influence génétiquement la descendance, il en découle une modification importante à ce niveau aussi. On observe que les jeunes enfants affichent naturellement une propension innée à préférer être divertis plutôt que s’impliquer activement au divertissement en guise de jeu. Ainsi, le savoir jouer disparaît graduellement au bénéfice de la distraction en elle-même.

En répercussion globale, devant l’absence ou la rareté de la qualité au niveau des champs d’expression et particulièrement en matière artistique, les médias diffusent à grande échelle l’imperfection jusqu’à la médiocrité et même l’insalubre parce qu’elle est sensationnelle, frappante, spectaculaire. Les travers de la société sont ainsi montrés en exemple au lieu d’être refrénés. De même en ce qui a trait à l’information, le bref, le succinct, le résumé dominent. Les gens en viennent à manifester un intérêt uniquement envers ce qui n’est pas trop compliqué. Il s’ensuit inévitablement une diminution de l’intérêt pour la recherche des faits réels et des véritables causes. Ce syndrome de l’instantané installe un désintéressement croissant quant aux enjeux significatifs, envers leurs causes et leurs conséquences exactes. Il en résulte un fatalisme plus ou moins silencieux.
Conjuguée à l’augmentation de la reproduction chez les gens intellectuellement plutôt démunies ainsi qu’à la modification génétique qui découle de la situation et de l’historique sociale et intellectuelle familiale, cette dynamique d’ensemble matérialise un cercle vicieux extrêmement difficile à s’y soustraire. Délibérément ou non, la société contribue sur ces trois plans à la régression intellectuelle chez les générations successives qui, à leur tour, maintiennent le processus.
Conclusion.
Il semble que les dirigeants d’entreprises se rendent compte de cette situation et qu’ils anticipent le péril qu’elle fait naître sur l’avenir de la société. En réponse à la régression du niveau intellectuel face au niveau croissant de complexité technologique, les décideurs introduisent de nouveaux concept dans l’espoir de rehausser l’intérêt intellectuel de la main d’œuvre. Le " Q.B.Q. " est une initiative dans cette direction. Donc, le phénomène en question est effectivement réel.
Cependant, ce sont les médias qui détiennent le pouvoir d’instruction. Tel qu’il est clairement démontré par le marketing, le conditionnement des masses s’effectue par eux. Ce sont les médias qui doivent effectuer une prise de conscience puis établir des lignes directrice afin de privilégier la qualité au lieu d’entretenir la médiocrité. Par contre, puisque les pressions économiques poussent dans l’autre sens, on doit s’attendre à observer une division sociale en matière intellectuelle.



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DataJY
2006